Les sanctions infligées aux Clippers ne fontt pas que fragiliser l’avenir de la franchise. Elle pourrait aussi faire quelques heureux ailleurs en NBA.
Pour avoir contourné les règles du salary cap dans l’affaire Kawhi Leonard, Los Angeles a notamment perdu cinq premiers tours de Draft, de 2029 à 2033. Une punition qui réduit considérablement la marge de manœuvre des dirigeants californiens pour reconstruire leur effectif dans les années à venir.
Et plus les Clippers risquent de décliner sportivement, plus certains choix qu’ils avaient déjà cédés prennent de la valeur. Plusieurs franchises peuvent ainsi profiter indirectement de la punition infligée par Adam Silver…
Boston regarde déjà vers 2028
C’est notamment le cas des Celtics. Dans l’échange qui a envoyé Jaylen Brown à Philadelphie cet été, Boston a récupéré un montage particulièrement complexe autour du premier tour 2028 des Clippers.
Et comme le souligne MassLive, la sanction de Los Angeles augmente potentiellement la valeur de cet actif.
Si le choix des Clippers tombe entre les places 1 et 16, Boston peut notamment bénéficier d’un « swap » pour récupérer ce choix selon le classement des Sixers et le résultat de son propre échange de choix avec San Antonio.
À l’inverse, si Los Angeles termine entre les places 17 et 30 et que Philadelphie sort du Top 8, les Celtics récupèrent carrément le premier tour des Clippers en plus du choix qui leur restera après leur « swap » avec les Spurs.
Dans tous les cas, plus la situation sportive des Clippers se détériore d’ici 2028, plus Brad Stevens pourrait se retrouver avec un actif précieux, soit pour sélectionner un jeune joueur, soit pour construire un futur transfert.
Le Thunder peut en profiter dès 2027
Oklahoma City n’a même pas besoin d’attendre aussi longtemps. Dans le cadre du transfert de James Harden aux Clippers en 2023, le Thunder avait obtenu un droit d’échange sur le premier tour 2027 de Los Angeles.
Dans le détail, OKC peut utiliser son propre choix ou celui de Denver, protégé dans le Top 5, pour récupérer celui des Clippers si celui-ci est plus intéressant.
La mécanique est devenue encore plus complexe avec le « swap » inclus dans l’échange de Kawhi Leonard vers Toronto, qui doit encore être officiellement finalisé. Mais une chute de Los Angeles dès la saison 2026/27 pourrait malgré tout permettre à Sam Presti d’améliorer encore un capital Draft déjà impressionnant.
Le précieux « swap » des Sixers en 2029
Les Sixers ont eux aussi de bonnes raisons de surveiller la situation. Lors du transfert de James Harden, Philadelphie avait obtenu un « swap » sur le premier tour 2029 des Clippers, avec une protection dans le Top 3.
Or, lorsque la NBA a décidé de retirer cinq premiers tours à Los Angeles, une question s’est immédiatement posée : qu’allait devenir ce « swap » ? La Grande Ligue a finalement choisi de le préserver. Un porte-parole de la NBA a confirmé à PhillyVoice que Philadelphie conserverait bien son droit d’échange.
Les Clippers possédaient également le premier tour 2029 d’Indiana. C’est donc ce dernier qui sera supprimé par la NBA, plutôt que celui de Los Angeles.
Résultat : si les Clippers obtiennent par exemple le 5e choix de la Draft 2029 et les Sixers le 20e, Philadelphie pourra bien récupérer le précieux choix de la franchise de Steve Ballmer. En revanche, si Los Angeles décroche l’un des trois premiers choix de la cuvée, la protection empêchera bien les Sixers de l’obtenir.
Des seconds tours qui peuvent également prendre de la valeur
Derrière ces trois cas majeurs, d’autres franchises ont intérêt à voir les Clippers descendre dans la hiérarchie.
Le Jazz possède ainsi, sans protection, le deuxième tour 2027 de Los Angeles. Charlotte récupérera de son côté le plus favorable entre son propre deuxième tour 2028 et celui des Clippers, tandis que San Antonio détient directement le deuxième tour 2029 de la franchise californienne.
Des actifs évidemment moins prestigieux, mais qui peuvent devenir intéressants si les Clippers se retrouvent dans les profondeurs du classement. Un deuxième tour appartenant à l’une des plus mauvaises équipes de NBA peut ainsi se transformer en choix situé juste après le premier tour.
C’est donc l’un des effets pervers de la très lourde sanction prononcée par Adam Silver : en privant les Clippers d’une grande partie des outils nécessaires pour reconstruire leur effectif, la NBA pourrait contribuer à leur déclin sportif. Et ainsi faire grimper la valeur des choix que Los Angeles avait déjà envoyés chez ses concurrents.
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