Cette nuit au Madison Square Garden, les deux hommes ont fait le spectacle. Et quand LaMelo Ball (10 points et 7 passes) a signé une nouvelle passe vers Anthony Edwards (26 points) derrière la ligne à 3-points, ils ont célébré l’action par un interminable « check », tout sourire.
Les deux hommes, qui ont multiplié les gestes de célébration, y compris en direction du banc des Knicks, semblent déjà très bien s’entendre dans le jeu. Mais à écouter Chris Finch, l’arrivée de l’ancien meneur de jeu des Hornets dépasse cette seule association avec l’arrière vedette maison.
« Il est toujours de bonne humeur. Il arrive toujours avec le sourire. Anthony et lui ont un point commun : il est vraiment difficile de leur en vouloir longtemps. Et pourtant, ils font parfois des choses qui donnent envie de leur en vouloir. Ils ont une joie communicative. Au fil de l’entraînement, ils arrivent à faire ressortir cette joie l’un chez l’autre. Cela contribue à l’état d’esprit général du groupe, dont on avait vraiment besoin », concède le coach.
De son propre aveu, le coach décrit une équipe qui avait tendance à se laisser gagner par la mauvaise humeur ces dernières années. Une morosité qui a parfois pesé sur le quotidien des Wolves, malgré leurs bons résultats sportifs.
« Un plaisir de venir travailler chaque jour »
Cette ambiance parfois morose a ainsi « probablement desservi » l’équipe selon le coach, en poste depuis 2020.
Changement d’ambiance cette saison. « Nous avons troqué la morosité contre l’enthousiasme, alors nous devons retrouver une forme d’équilibre. Mais jusqu’ici, c’est un plaisir de venir travailler chaque jour », dit Chris Finch.
On ne sait pas à quel point cette dimension a pu jouer dans l’envie de faire venir LaMelo Ball. Une idée qui trottait dans la tête des dirigeants locaux depuis un moment, bien avant de pouvoir mesurer son influence sur le vestiaire.
« Parfois, il faut du temps pour que les choses se concrétisent. Je pense que (le président) Tim Connelly avait déjà discuté à plusieurs reprises avec Charlotte au cours de l’année précédente. Bien sûr, un joueur de ce talent est rarement disponible, surtout après la saison qu’il venait de réaliser. C’était donc une surprise. Quand les choses se sont accélérées, c’était vraiment enthousiasmant d’y penser », poursuit le coach.
À la tête de ce duo à la joie communicative, Chris Finch doit désormais s’appuyer sur cet enthousiasme collectif pour le convertir en victoires. Tout en trouvant le bon équilibre entre bonne humeur et exigence…
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