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À Boston, un leader peut en cacher trois autres

NBA – Pour leur premier match de la saison sans Jayson Tatum, les Celtics ont bien failli gâcher une avance de 22 points face à Milwaukee, mais ont trouvé les ressources pour l’emporter grâce à leurs nombreux relais.

Neemias QuetaOn le savait avant même le début de saison, Joe Mazzulla dispose de plusieurs atouts dans sa manche. En plus de Jayson Tatum, auteur d’un début de saison de calibre MVP, le technicien peut s’appuyer sur un effectif particulièrement profond. Une richesse qui s’est confirmée lors du premier match de Boston sans son leader.

Face à Milwaukee, les Celtics se sont rapidement détachés, comptant jusqu’à 22 points d’avance en première mi-temps. Seulement, leur élan a été coupé par la blessure de Payton Pritchard, contraint de quitter ses partenaires après avoir été touché à l’oeil droit, tandis que des Bucks revigorés ont su bousculer les C’s au retour des vestiaires, jusqu’à leur passer devant dans le quatrième quart-temps.

« Ils ont changé leur approche et ont joué plus vite en deuxième mi-temps », analysait Joe Mazzulla. « C’est là qu’ils ont réussi à nous faire mal. On a essayé différentes choses pour répondre. Ils ont beaucoup shooté, joué avec cinq joueurs à l’extérieur, leur style était tout simplement différent. On a dû s’ajuster en conséquence. »

Les leaders ne manquent pas à Boston

Pour remettre de l’ordre dans ses rangs, le technicien bostonien a donc fait confiance à ses valeurs sûres. À commencer par Paul George.

Parfait lieutenant de Jayson Tatum depuis le début de saison, l’ailier a assuré en l’absence du leader de l’équipe, inscrivant 9 de ses 25 points dans un quatrième quart-temps où il n’a pas quitté le parquet une seule seconde.

« En première mi-temps, il avait trouvé un bon rythme, donc je voulais le laisser sur le terrain », a expliqué le coach. « En deuxième mi-temps, j’ai trouvé que certaines de nos rotations manquaient un peu de dynamisme. Et c’est le genre de joueur que je préfère parfois préserver pendant une partie du troisième quart-temps pour pouvoir ensuite le faire jouer l’intégralité du quatrième. Je sais que je peux lui faire confiance pour disputer les 12 dernières minutes sans sortir du terrain… Je savais qu’il serait en mesure de faire la différence pour nous. »

Derrick White a lui aussi choisi son moment pour se montrer offensivement. Avec la sortie prématurée de Payton Pritchard et le retour des Bucks, le champion olympique a pris ses responsabilités, inscrivant 11 points dans le dernier quart-temps pour permettre aux Celtics de reprendre le contrôle de la rencontre.

« Évidemment, avec l’absence de JT, puis la sortie de [Payton Pritchard], j’ai abordé la fin de match avec un état d’esprit un peu plus agressif », a déclaré l’arrière. « Peut-être que les choses seront un peu différentes lors du prochain match. Mais l’idée, c’est simplement d’aller sur le terrain, de jouer au basket et de prendre du plaisir. »

Neemias Queta essentiel

Si l’apport offensif des deux hommes a donc été décisif, impossible de ne pas évoquer l’impact de Neemias Queta. Comme à son habitude, le pivot a bataillé dur dans la raquette du TD Garden. Avec 8 rebonds captés en deuxième mi-temps, il a très souvent soulagé les siens quand ils en avaient le plus besoin.

« Je l’ai trouvé vraiment excellent », appréciait son coéquipier Paul George. « Il a réalisé de très belles finitions près du cercle, inscrit des paniers sur des claquettes, maintenu des ballons en vie, pris des rebonds importants pour nous et protégé le cercle. Il a été formidable… C’est notamment grâce à lui que nous avons réussi à faire la différence et à rester devant au score. »

De son côté, l’ancien joueur de Boston Brian Scalabrine s’est montré encore plus élogieux envers le Portugais, dont la progression et le QI basket continuent de l’impressionner.

« Son QI basket est tout simplement exceptionnel. Sa lecture du jeu est extraordinaire. Il sait où se placer, quoi faire, et sa capacité d’apprentissage est impressionnante. Il assimile les choses à une vitesse incroyable », a expliqué le champion NBA. « Franchement, ça me pousse à me demander comment les Sacramento Kings ont pu se séparer de lui. Est-ce qu’il était trop intelligent ? Je ne comprends pas. Sa progression me sidère. C’était déjà le cas l’année dernière, et ça se confirme encore cette saison… Ce gars est vraiment hors du commun. »

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Rédacteur de contenu Nicolas Bulach
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